Vidéo verticale
Vidéo verticale 9:16 : pourquoi elle se pense dès le tournage
Recadrer un film horizontal ne fait pas une bonne vidéo verticale. Le 9:16 a sa propre grammaire, et elle commence sur le plateau.
On a longtemps traité la vidéo verticale comme une version au rabais : on tourne en 16:9, puis on découpe une bande au milieu pour Instagram. Le résultat se voit tout de suite — têtes coupées, sujet qui sort du cadre, mouvements de caméra qui n’ont plus de sens. Aujourd’hui, pour beaucoup de marques, le vertical est le premier endroit où leur film sera vu. Il mérite mieux qu’un recadrage.
Recadrer ne suffit pas
Un plan large en 16:9 est composé pour la largeur : un paysage, une salle, deux personnes qui se parlent. Dans une bande verticale, il ne reste qu’un tiers de l’image, et souvent pas le bon. À l’inverse, un plan pensé pour le 9:16 joue sur la hauteur : une silhouette entière, un yacht vu de la proue, une façade de villa du jardin au toit.
C’est toute la logique de ma page Vertical 9:16 : chaque film horizontal a une âme verticale, mais il faut aller la chercher au tournage.
Cadrer pour le pouce
- Le sujet au centre de la hauteur, pas collé en haut : l’œil lit un écran de téléphone du milieu vers le bas.
- Des mouvements verticaux : panoramiques de bas en haut, montées au steadicam, plans de drone qui s’élèvent. Ils exploitent la hauteur au lieu de la subir.
- Le gimbal en mode portrait quand le film est d’abord destiné aux réseaux : on cadre ce qu’on livre.
- Des plans plus serrés : sur un petit écran tenu à la main, les détails — une main, un verre, une texture — racontent davantage qu’un plan d’ensemble.
Les zones à garder libres
Sur Instagram, TikTok ou dans les Stories, l’interface se pose sur votre image : légende et nom du compte en bas, boutons d’action sur la droite, barre de progression en haut. Un titre ou un logo placé dans ces zones sera masqué. La règle pratique : garder les textes et les éléments importants dans la partie centrale du cadre, en laissant de la marge en bas et sur le côté droit.
Les trois premières secondes
Dans un fil, personne ne vous doit son attention. Le premier plan doit donner une raison de rester : un mouvement, un visage, une image qu’on n’attend pas. Les ouvertures lentes qui fonctionnent dans un film d’entreprise de deux minutes perdent le spectateur en vertical. Le montage est plus serré, le rythme plus nerveux, et l’histoire doit se comprendre même si l’on ne regarde que dix secondes.
Le son, et les sous-titres
Beaucoup de vidéos sont regardées sans le son, dans les transports ou au bureau. Une interview qui n’est pas sous-titrée perd une grande partie de son public. Je livre donc systématiquement des sous-titres, en français et en anglais pour les événements internationaux. Le son reste essentiel pour ceux qui l’activent : une musique sous licence et un mixage pensé pour les haut-parleurs de téléphone.
Tourner une fois, livrer deux formats
Sur un événement, on n’a pas le temps de tout tourner deux fois. La solution est de cadrer en gardant le vertical en tête, ou de tourner avec assez de résolution pour extraire un plan 9:16 de qualité. Les nouvelles caméras vont dans ce sens : en Open Gate, la Sony FX5 permet de tirer un vertical de 1872 × 3328 pixels de la même prise que le plan 16:9.
Ce que je livre
- Des films verticaux en 1080 × 1920 (9:16) pour les Reels, TikTok et les Stories ;
- des versions 4:5 et 1:1 pour LinkedIn et le fil Instagram ;
- des sous-titres intégrés ou en fichier séparé.
Quelques exemples récents : Micro by the Fix, un événement privé de créateurs ; la visite de chantier de Michel Amar ; et le Cannes Yachting Festival, du tapis rouge aux pontons. Ils sont tous sur la page Vertical, présentés comme on les regarde : dans un fil.
Questions fréquentes
Quel est le bon format pour une vidéo Instagram Reels ou TikTok ?
Le format vertical 9:16, en 1080 × 1920 pixels, est le standard pour les Reels, TikTok et les Stories.
Peut-on transformer une vidéo horizontale en verticale ?
Oui, mais un simple recadrage coupe souvent l’essentiel. Le meilleur résultat vient d’un tournage pensé pour les deux formats, ou d’une image assez grande pour recadrer sans perte.
Faut-il sous-titrer les vidéos verticales ?
C’est fortement recommandé : une grande partie des vidéos sont regardées sans le son, et les sous-titres gardent le message lisible.


